Auto-entrepreneurs, avez-vous intérêt au versement libératoire ?
- libragestion

- 27 mai
- 3 min de lecture
En tant qu'auto-entrepreneur, vous bénéficiez du régime fiscal simplifié, mais connaissez-vous les modalités et les options possibles de ce régime ?

C’est la saison de la déclaration de revenus, et avec elle, le grand retour des nœuds au cerveau pour les auto-entrepreneurs. Entre les cases à cocher, le calcul du chiffre d’affaires et cette fameuse option du versement libératoire de l'impôt, il y a de quoi perdre patience.
Pourtant, cette option peut vous faire économiser beaucoup d’argent... ou vous en faire perdre si elle est mal choisie.
Libra Gestion fait le point pour vous, simplement et sans jargon à se tirer les cheveux.
🤔 Le versement libératoire, c'est quoi ?

En temps normal, un auto-entrepreneur déclare son chiffre d'affaires à l'URSSAF pour payer ses cotisations, puis déclare ce même chiffre d'affaires une fois par an aux impôts. L'État applique un abattement et vous impose selon votre tranche de revenus globale.
Mais ATTENTION, dans ce cas, le montant de votre chiffre d'affaires - abattement est cumulable avec vos autres revenus fiscaux !
Par exemple, un artisan qui a fait 32 000 euros de CA :
Il déclare 32 000 euros
Les impôts estiment qu'il a 50% de frais, donc se base sur des revenus de 16 000 euros pour l'année (chouette, il n'est pas imposable !)
Ces 16 000 euros sont additionnés aux autres revenus déclarés à titre perso (salaires s'il fait des petits boulots à coté, indemnités type pole emploi, revenus fonciers etc....)
Donc, pour peu qu'il est eu d'autres revenus, ils seront additionnés aux 16 000 euros.
🤔
Avec le versement libératoire, vous payez votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations URSSAF (mensuellement ou trimestriellement). C'est un pourcentage fixe et très bas appliqué sur votre chiffre d'affaires :
1 % pour la vente de marchandises
1,7 % pour les prestations de services artisanales ou commerciales
2,2 % pour les professions libérales
Pour le même artisan qui a 32 000 euros de CA, 1,7% ont été prélevés mensuellement ou trimestriellement avec ses cotisations URSSAF.
Donc c'est réglé ! et ce n'est pas cumulable avec le reste de vos revenus !
😉
Vous devez quand même le reporter sur votre déclaration de revenus annuelle (dans les cases spécifiques comme la 5TB), mais vous ne paierez pas de double imposition.
Alors, c'est rentable ou pas pour votre entreprise ?

C’est là que le piège se referme. Beaucoup pensent que c'est automatique, mais tout dépend de votre foyer fiscal, donc de votre situation personnelle !
Vous y avez intérêt si : Vous êtes imposable à la base. Si votre foyer paie déjà des impôts sur le revenu, payer seulement 1,7 % ou 2,2 % sur votre chiffre d'affaires pro est souvent une excellente affaire.
Vous n'y avez PAS intérêt si : Vous n'êtes pas imposable. Si vos revenus globaux sont faibles et que vous ne payez pas d’impôt sur le revenu, choisir le versement libératoire revient à donner de l'argent gratuitement à l'État ! Vous auriez payé 0 €, et là vous donnez un pourcentage à chaque déclaration.
⚠️ Attention au plafond : Pour avoir le droit d'utiliser le versement libératoire cette année, votre revenu fiscal de référence d'il y a deux ans ne doit pas dépasser un certain seuil. Un calcul de fourmi qui fait souvent basculer les dossiers dans l'erreur !
Ne restez pas seul devant votre déclaration

La paperasse administrative ne doit pas vous gâcher vos week-ends ni mettre en danger votre trésorerie. Vérifier ses options fiscales, remplir les bonnes cases de la déclaration complémentaire des professions non-salariées (la fameuse 2042-C-PRO), c'est un vrai métier.
Vous êtes artisan ou indépendant sur Grasse et les alentours ? Ne cochez pas vos cases au hasard.
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